• Eklabugs # 40 : Philosophie de la responsabilité

    Salut tout le monde !

     

    La responsabilité voudrait que je sois actuellement en train de réviser. Mais comme je ne suis pas une fille responsable ( et surtout que j’ai besoin de pauses comme tout le monde) je vous écris cet article sur la responsabilité.

     

    Encore au moment où j’écris cet article sur la responsabilité je ne sais toujours pas vraiment de quoi je vais vous parler. J’ai plein d’idées mais avoir des idées et les mettres en page ce n’est pas la même chose pas vrai? Mais bon, comme il paraît que je suis quelque peu responsable de ce sujet, il semblerait impossible que je n’ai rien à dire dessus. Fini les phrases pour rien dire (enfin j’espère), on passe enfin au vif du sujet.

     

    Pour tout vous dire la responsabilité me fait peur. Si on est responsable d’une chose, c’est par définition de notre faute si cela ne se passe pas comme il faut et c’est ça que je déteste dans la responsabilité. Partons de ma situation actuelle : si j’écris cet article et que demain je ne me souviens pas de mon cours en stage ce sera ma faute. Je serais alors responsable de mon “échec”. Mais qui me dit que lors de mes révisions j’aurais lu ce fameux passage qui m’aurait permis de m’en sortir? En révisant le mauvais passage je serais tout aussi responsable de mon manque de connaissances. Vous comprenez l’idée? Maintenant prenons ce stage : si je ne connais pas l’information nécessaire et que je veux traiter un patient, est-ce que je ne risque pas de faire une erreur qui pourrait mettre sa vie en danger? Mais à l’inverse on ne peut pas tout savoir et il faut bien apprendre un jour. En l'occurrence il est facile de ne pas faire de grosses erreurs : je suis étudiante donc sous la responsabilité de professionnels (pour le coup cette responsabilité là est rassurante). Finalement c’est le côté de la responsabilité qui laisse place à l’erreur qui me fait peur.

     

    Mais finalement n’a-t-on pas une responsabilité en permanence ? A chaque fois que nous effectuons un choix, celui-ci ainsi que ses conséquences sont de notre responsabilité. J’étais responsable de ce sujet (pas de mon propre chef) alors il paraissait normal que même sans idées j’écrive un bon article sur le sujet. Mais je ne suis pas la seule responsable, toutes les personnes ayant voté pour ce sujet et celle qui l’a proposé sont aussi responsables. Alors dans cette histoire à qui va vraiment la responsabilité ? On serait en droit de dire que tout le monde est responsable non? Ce que je veux dire c’est que chaque choix entraîne notre responsabilité. Il n’y a que l’incidence de ce choix qui change. Si je décide de manger des pâtes à la bolognaise plutôt que des pâtes au saumon au dîner ça n’aura pas d’incidence (quoi que la personne qui voulait les pâtes à la bolognaise sera déçue). A l’inverse si je décide d’écrire cet article plutôt que réviser rien ne me prouve que je ne louperai pas mes partiels à cause de ces quelques minutes perdues (tout comme rien ne prouve le contraire). Du coup aujourd’hui j’ai choisi de prendre quelques minutes pour écrire cet article mais l’article de la semaine suivante ne paraîtra peut être jamais car je n’aurais pas pris le temps de l’écrire en privilégiant mes études. Ce sera de ma responsabilité. Vous comprenez l’idée?

     

    Voilà voilà ! Je crois que je suis arrivée à la fin de cet article très philosophique et probablement incompréhensible mais c’est comme ça qu’il m’est venu alors … J’espère que vous comprendrez quand même de quoi j’ai voulu vous parler !

    Et n’oubliez pas d’aller voir les articles des autres participants !

     

     Eyael_ :
    Projet Eklabugs : Tu ne blâmeras point

     

    maya#love :
    [Eklabugs] La tolérance, notre responsabilité !

     

    Tsunn :
    Responsabiité | Novembre 2018 | 40

    Mimi

    « La quëte d'Ewilan BD - tome 6

  • Commentaires

    1
    Vendredi 30 Novembre à 11:33

    Il est plutôt compréhensible.

    D'ailleurs, j'ai aussi galéré à trouver de quoi écrire et en lisant ton article j'ai pensé à "la dilution de responsabilité" et ç'aurait pu être fichtrement intéressant d'en parler. C'est pas de ça que parlait ton article, juste cela m'y a fait pensé que tu as abordé la responsabilité qu'un groupe pouvait avoir.

    Enfin bon, plutôt intéressant et j'insiste, cela se comprend bien.

    2
    Samedi 1er Décembre à 15:07

    Oui la dilution de  la responsabilité comme dit Tsunn. En fait, ce que tu nous montres c'est la part de responsabilité ou co-responsabilité. Ce que je ressens dans ton discours c'est que quelque part il y en ressort une idée de blâme. Sans doute parce que tes exemples associent tous responsabilité et échec donc blâme (ma faute). Mais quand tu réussis quelque chose, c'est la chance ou bien ta responsabilité ? Intéressant tu as souligné un point important là auquel je n'avais que vaguement conscience (car je dis "tu" mais en fait je suis comme toi et vous toutes à ce que j'ai lu, à savoir que j'ai tendance à fuir mes responsabilités par peur d'échec) : nous associons responsabilité à faute qui à une consonnance péjorative (punissable) bien dans la morale judéo-chrétienne (nous sommes tous des pécheurs vu qu'issus d'Adam et Eve) qu'on y croit ou pas d'ailleurs, c'est imprégné dans l'incosncient collectif que nous appelons culture. On blâme, on se blâme mais c'est mal vu de se féliciter, c'est narcissique. Bien sûr que non. Les narcissiques n'ont aucune confiance en eux, ils ont besoin de se rassurer à chaque instant par l'attention constante pour se fuir et se trouver dans le regard des autres en embrassant que leur côté lumineux. Les responsables acceptent leurs réussites sur le même pied que leurs échecs, assument leur part de lumière autant que leur part d'ombre et sont plus à même de rectifier le tir parce qu'ils ne fuient pas le succès ni l'échec. Je ne sais pas si ce que je dis est clair ou fait sens mais c'est ce qui me vient à l'esprit. Après je réalise l'affreux paradoxe en nous qui fait qu'on passe notre temps à se blâmer, à avoir peur de notre part d'ombre (celle qui nous fait échouer), ce qui tend à étouffer notre part de lumière. Donc la conclusion (s'il doit y en avoir une) serait de nous focaliser sur notre part de lumière et de nous en servir pour accueillir notre part d'ombre. Il ne s'agit pas de l'éradiquer (sur un plan de dualité, il ne peut y a voir de lumière sans ombre car ce sont les deux faces d'une même pièce) mais de faire en sorte que la pièce reste en bon équilibre sur la tranche. Peut-être que nous nous épuisons à vouloir faire prévaloir un côté plutôt qu'un autre alors qu'il faudrait simplement allier les deux : devoir et lâcher-prise sans basculer ni trop dans l'un ni trop dans l'autre. Qu'en pensez-vous ? (je sais, ça m'est venu comme ça en écrivant, je n'y avais pas pensé aussi clairement avant).

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